Meilleures Choses à Faire:
- 1. Les œuvres à ne pas manquer au Musée d'Orsay
- 2. Petit déjeuner sur l'herbe de Manet
- 3. Bal au Moulin de la Galette de Renoir
- 4. La Nuit étoilée de Van Gogh
- 5. Autoportrait de Van Gogh
- 6. Deux femmes tahitiennes de Paul Gauguin
- 7. La chambre de Van Gogh à Arles
- 8. Les Coquelicots de Monet
- 9. Les Raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte
- 10. La Méridienne de Van Gogh
- 11. Ombres projetées d'Emile Friant
- 12. Horaires d'ouverture et tarif d'entrée pour le Musée d'Orsay
Les œuvres à ne pas manquer au Musée d'Orsay
Petit déjeuner sur l'herbe de Manet
Que fait une belle femme nue au regard décontracté assise sur une pelouse avec deux bourgeois élégamment habillés? Vous n'allez pas le croire, mais elle est simplement en train de prendre son petit déjeuner. Lorsque ce tableau de Manet fut exposé au Salon des Refusés en 1863, il provoqua un énorme scandale, non seulement parce qu'il était jugé vulgaire et de mauvais goût, mais aussi en raison de la modernité de son style, de ses couleurs et de sa composition. Pourtant, tandis que tout le monde restait abasourdi par une telle audace, cette femme sans vêtements, au regard presque malicieux, défiant l'opinion publique avec un simple panier de fruits posé sur l'herbe.
Bal au Moulin de la Galette de Renoir
Dans ce tableau, Renoir transforme la simple réalité quotidienne en un moment précieux et de bonheur insouciant. Le Moulin de la Galette était un lieu très fréquenté à Montmartre où l'on allait danser en plein air, et Renoir capture ce moment de grande convivialité avec une naturalité remarquable. Le dessin, presque totalement absent, laisse place aux couleurs qui animent les figures et leur donnent vie. On dirait que le peintre s'est inspiré de ses amis pour réaliser les personnages, tous occupés à faire quelque chose : certains dansent, d'autres parlent et d'autres encore observent simplement. Une orchestra de vies, de lumières et de couleurs, dirigée de manière magistrale par l'un des plus grands représentants de l'Impressionnisme.
La Nuit étoilée de Van Gogh
Laissez-vous aspirer par les tourments envoûtants et enveloppants de "La Nuit étoilée" de Van Gogh, où l'obscurité de la nuit s'appuie sur le paysage en dessous, comme pour en cacher jalousement les secrets. Le monde séduisant et féerique que Van Gogh souhaite représenter dans ce tableau est interrompu par la présence sombre et inquiétante d'un cyprès, une silhouette imposante qui annonce le destin incertain de l'être humain. Tout parle d'enchantement sur la toile, mais, tandis que le village repose, le coup de pinceau du peintre devient inquiet et irrégulier pour capturer les tourments autrement insaisissables de l'âme.
Autoportrait de Van Gogh
La recherche incessante de soi-même a conduit Van Gogh à réaliser de nombreux autoportraits, sources de douleur et de questions face au miroir, dont celui-ci est probablement le plus significatif. Le peintre a terminé ce tableau en septembre 1889 dans l'hôpital psychiatrique de Saint-Rémy, juste après avoir récupéré d'une intense crise de folie durant deux mois, au cours de laquelle il a tenté de se suicider en ingérant des couleurs. L'expression de son visage semble calme, mais dans ses yeux, semble briller la lueur de la folie qui semble perforer et envahir l'âme de ceux qui les scrutent. Il semble presque qu'il veuille se convaincre de sa santé mentale retrouvée, mais nous savons que cela ne durera pas longtemps.
Deux femmes tahitiennes de Paul Gauguin
Le long séjour de Gauguin à Tahiti l'influença fortement dans le choix de ses sujets. Les femmes tahitiennes représentées dans ses tableaux ont une allure détendue et reflètent le monde paradisiaque et flegmatique de la Polynésie. Gauguin choisit Tahiti comme lieu pour échapper à ses difficultés financières et à toutes les contraintes, et décida de se consacrer à la recherche de la beauté, immortalisée dans les mouvements quotidiens et apparemment banals de ces femmes. Le peintre parvient à creuser dans l'âme de ces femmes au regard absent et presque distrait, et à rendre leur charme indéniable absolument imparable.
La chambre de Van Gogh à Arles
Une perspective instable celle de Van Gogh dans le portrait de sa chambre à Arles, un coin d'artiste que le peintre a voulu rendre aussi simple et accueillant que possible avec des couleurs douces et un ameublement minimaliste. Qui ne voudrait pas se retrouver là maintenant, dans cette chambre presque vide, avec un lit en bois et deux chaises, où pourtant se sont consumés génie et folie, talent et mélancolie. Toutes les teintes utilisées par l'artiste, le lilas des murs, le jaune chrome des chaises et du lit, le rouge à peine esquissé et pâle du sol, rendent ce tableau unique en son genre et symbole d'une tranquillité longtemps recherchée et probablement jamais totalement trouvée.
Les Coquelicots de Monet
Cette toile très célèbre représente une jeune femme avec un parapluie, Camille Monet, épouse du peintre, et leur fils Jean, alors qu'ils se promènent dans les champs par une belle journée d'été. Monet répète les figures comme un écho pour créer l'illusion d'une profondeur, dernier vestige d'une perspective classique. L'œil de l'observateur restera frappé par l'éclat rouge du champ en fleurs, par le mouvement souple de l'herbe caressée par le vent et par la lumière estivale qui estompe dans l'air les objets les plus concrets, qui semblent se perdre dans le vert des arbres et le blanc des nuages.
Les Raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte
Un tableau qui suscita le scandale, considéré même comme vulgaire pour le réalisme cru des sujets, celui de Gustave Caillebotte. Sans l'ombre d'un doute, Les Raboteurs de parquet est une toile très particulière, où les lumières et les ombres se mélangent de manière excellente pour exalter l'effort de ces hommes, très évident dans les muscles tendus et rigides de leurs torses nus, semblables à ceux des héros antiques. En dépit des apparences, ce tableau n'a aucune connotation politique, Caillebotte étant un bourgeois aisé qui n'avait rien à dénoncer contre le système capitaliste.
La Méridienne de Van Gogh
Une image de sieste, d'apparente tranquillité, celle représentée par Van Gogh dans son tableau "La Méridienne", et pourtant un tourment semble se cacher dans le coup de pinceau manifestement et habituellement agité de l'artiste. Ce portrait s'inspire d'un dessin que Millet avait réalisé pour la série "Les Quatre heures du Jour" et Van Gogh voulut traduire les impressions de clair-obscur en noir et blanc en d'autres sensations offertes par des couleurs plus claires et douces. Si l'on considère que le peintre réalisa ce tableau dans l'hôpital psychiatrique de Saint-Rémy, on pourrait dire qu'il se libéra un instant de la pénombre pour accueillir une lumière dorée.
Ombres projetées d'Emile Friant
Jeux de regards, de mains entrelacées et surtout d'ombres, celles représentées par Friant le long des corps de ce jeune couple. Les vêtements sont austères et laissent seulement imaginer les corps frêles, mais ce qui communique le plus ce sont les regards et les ombres imprimées sur le mur, qui semblent avoir une âme autonome, indépendante de celle des protagonistes officiels de la scène : tandis qu'il semble lui demander pardon, ne recevant en échange qu'une réticence, derrière eux les ombres semblent déjà se réconcilier, car le visage de la femme ne semble plus tourné de l'autre côté, mais tourné vers celui de son amoureux. Sont-ce des ombres prévoyantes?
Horaires d'ouverture et tarif d'entrée pour le Musée d'Orsay
Horaires d'ouverture :
- Du mardi au dimanche : 9h30 - 18h. Dernière entrée à 17h, dernier accès aux expositions à 17h15, fermeture des salles à partir de 17h30
- Ouverture nocturne : le jeudi jusqu'à 21h45. Dernier accès au musée et aux expositions à 21h00, fermeture des salles à partir de 21h30
- Fermé : lundi, 1er mai et 25 décembre
Prix du billet : Plein tarif 14 €. Réduit : 11 €.
Comment y arriver :
Métro : ligne 12, arrêt Solférino
RER : ligne C, arrêt Musée d'Orsay
Bus : 63, 68, 69, 73, 83, 84, 87, 94
Taxi : arrêt de taxi et de véhicules spéciaux sur le Quai Anatole-France